#ChallengeAZ : L comme Landes




Après l’incursion en Belgique hier (ou plutôt cette nuit), aujourd’hui cap au sud-ouest, à la rencontre de mes ancêtres landais. En effet, les landais représentent ¼ de mes origines, puisqu’à ma connaissance, tous les ascendants connus à ce jour de ma grand-mère Vonnette (de son nom de baptême « Jeanne DIRIS ») sont originaires des Landes, et plus précisément de la région de Saint Sever, et d’Hagetmau.


Tous habitent dans un rayon de quelques kilomètres les uns des autres, dans les communes de Sainte Colombe, Eyres-Moncube, Coudures, Serres-Gaston, Montaut, etc.

Ces communes sont situées sur le territoire de la communauté de communes Chalosse Tursan, à la limite du Tursan et de la Chalosse. Celle-ci est née le 1er janvier 2017 de la fusion du Cap de Gascogne, d’Hagetmau communes unies et du Tursan. Elle réunit aujourd’hui 50 communes et 26 185 habitants, sur un territoire de 587 km². Ses coteaux avec vue sur les Pyrénées et ses vallées propices à l’agriculture, ponctués de villages, bastides et arènes de course landaise, lui donnent une identité paysagère bien marquée.

Sainte Colombe

C’est un petit village de 650 habitants environ qui vit aujourd’hui de ses ressources céréalières et de l’élevage. Les vestiges d’un camp romain trouvés au lieu-dit Castéra, au sud du village, attestent une occupation humaine ancienne du territoire. Sainte-Colombe fait partie de la baronnie d’Hagetmau au Moyen Âge. Le village se caractérise par ses nombreuses fontaines. Ainsi, au sud de Sainte-Colombe, on trouve la fontaine miraculeuse de Téoulé dédiée à sainte Colombe. Une autre est située dans la forêt de Jouarbe. Cette fontaine dite "des huguenots" est liée à l’histoire des guerres de Religion. Enfin, la fontaine de La Hounrède sert à alimenter un point d’eau dans le village.



Eyres-Moncube

La commune d’Eyres-Moncube est créée en 1846 par la fusion de deux communes : Eyres et Moncube (dont sont plus particulièrement originaires mes ancêtres LAFENETRE et DUTOYA). Le village est situé dans les vignobles de Tursan et son territoire est traversé par le Gabas, affluent de l’Adour, et par son tributaire, le Bas qui conflue sur sa rive droite dans la commune.
Un camp romain « Castérot de la Salle » est découvert en 1907, et atteste de l’occupation relativement ancienne du site. Durant le Moyen Age, la paroisse est sous la tutelle des Bénédictins de Saint-Sever.




Coudures

Coudures, du latin Cultura, est une des bastides héritées de la période d’occupation anglaise de l’Aquitaine. Elle fut bâtie en 1305 par le Sire de Lescun sur les terres d’Edouard II sans son autorisation.



Serres-Gaston

Autre petit village de Chalosse (383 habitants).
À proximité de l'église reconstruite en 1831, se trouveraient les vestiges d'une villa gallo-romaine qui serait le point de départ du village. Les Romains avaient construit une voie qui longeait la rivière et près de laquelle ils avaient édifié une ville.


 



Tous mes aïeux landais exerçaient des métiers agricoles : cultivateur, laboureur, colon, … 

J’ai même recensé un vigneron, Bernard BONNEFEMNE, mon Sosa 83. Peut-être produisait-il du vin de Tursan ?


Même si beaucoup d’actes sont disponibles et que les relevés effectués par les associations généalogiques et disponibles aux archives départementales, m’avaient permis de bien avancer ma remontée dans le temps (bien avant l’essor des actes numérisés sur internet), je suis régulièrement confrontée à des difficultés dans mes recherches sur ce département. 

En effet, je travaille sur un nombre relativement réduit de noms de famille qui reviennent sans cesse (DUTOYA, BUSQUET, LAFENETRE, BONNEFEMME, DIRIS, HONTANG, …) et dont les membres se croisent régulièrement (mariages de 2 frères avec 2 sœurs, ou ce genre de choses).
Ajoutez à cela que les prénoms ne sont pas fiables, et qu’entre la naissance et le mariage, un même individu peut être prénommé différemment. Résultat, au bout de peu de temps, on se mélange les pinceaux, on ne sait plus qui est qui et on n’est plus sûr de rien !!


Jusqu’à ce jour, et depuis la disparition de ma grand-mère en 1996, j’avais perdu tout contact avec mes quelques cousins qu'il me restait dans les Landes (c’est ma grand-mère qui faisait le lien). 

Pourtant, en fin d’année dernière, j’ai eu l’occasion de traverser cette région, et j’ai eu envie de reprendre contact. A l’aide des éléments de mon arbre et le recours d’internet, j’ai pu retrouver les coordonnées des 2 petites cousines de ma grand-mère. J’avais séjourné dans leur ferme vers mes 3-4 ans, et je dois toujours avoir quelque part une photo de moi en train de nourrir les canards dans la cour de leur ferme. Et oui, ces cousines étaient restées dans le domaine agricole et tenaient alors une exploitation de canards où elles produisaient du confit et du foie gras.
Je leur ai écrit en reprécisant le lien familial qui nous unissait. J’ai reçu une lettre enthousiaste de ma cousine Rosine, m’invitant à passer la voir dès que je le pourrai. Il faut maintenant que je « batte le fer pendant qu’il est chaud » et m’organise pour descendre dans les Landes dès que possible (habitant désormais en Gironde, cela ne devrait pas être trop compliqué !)

Comme quoi la généalogie ce n’est pas seulement tournée vers le passé, mais peut aussi être l'occasion de resserrer les liens entre les membres éloignés d’une famille !
 

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