#ChallengeAZ : M comme Mort pour la France


Aujourd’hui, je vais évoquer le souvenir de mes deux arrière-grands-pères Morts pour la France durant la 1ère Guerre Mondiale.

Il s’agit de Laurent Antoine DIRIS (Sosa 10) et Léon Edouard PELLIN (Sosa 14).

Laurent Antoine DIRIS


Laurent DIRIS est né à Sainte Colombe, dans les Landes, en 1881. Il est cultivateur. Il épouse mon arrière-grand-mère Marie BONNEFEMME, le 07 février 1909. Elle a juste 18 ans, et est cultivatrice comme lui. Ma grand-mère Jeanne (Madeleine Yvonne) nait en mai 1911, et sa sœur, Jeanne (Marie Irène) en avril 1914.

PS : vous comprendrez que vu leur prénom commun, on ne les a jamais connues et appelées que Yvonne et Irène, leur 3ème prénom !!

Ma grand-mère n’a que 3 ans et sa sœur quelques mois lorsque leur père est appelé sous les drapeaux à la mobilisation générale en août 1914.

Laurent DIRIS arrive au corps le 12 août 1914. Il rejoint le 7ème Régiment d’Infanterie Coloniale, puis est affecté au 2ème Régiment d’Infanterie Coloniale le 19 janvier 1915. Il est nommé Caporal le 14 juin 1915.

Il disparait le 14 juillet 1915 lors de l’offensive du « Bois Baurain ».
Le lieutenant-colonel Morel commandant le régiment précise la mission, l'objectif du 2e R. I. G., la zone d'action des bataillons ainsi qu'il suit :
" Il s'agit (l'attaque a lieu avec deux bataillons en première ligne et un bataillon en soutien) pour les deux bataillons de tête de prendre pied le plus rapidement possible dans la première ligne allemande -et, - si possible, dans la deuxième ligne, de s'y installer, de s'y organiser, de s'y relier avec l'arrière, de se garantir contre toute contre-attaque ennemie, puis, de procéder à un nouveau bond en avant, le bataillon Lozivit (bataillon de tête de gauche) formant barrage vers l'ouest et le nord-ouest."



Dans ces combats du Bois Baurain, le régiment a eu 28 officiers et 1.322 hommes tués, blessés ou disparus.

J’ai longtemps cherché à localiser ce lieu, situé par erreur dans la Meuse sur sa fiche de Mort pour la France. Le Bois Baurain est en fait situé en Argonne, à environ 1,2 km au Nord-Ouest du cimetière militaire de Vienne le Château, actuellement dans la forêt domaniale de Servon-Melzicourt (Marne).

Il avait 33 ans. Il laisse une veuve et deux petites filles qui ne connaîtrons pas leur papa, autrement que par cette photo que j’ai toujours vu accrochée dans la maison de mes grands-parents.



Le tribunal de Saint-Sever reconnait son décès le 22 octobre 1920. Ce Jugement est transcrit à la Sainte-Colombe et il figure sur le monument aux morts de cette commune. Laurent DIRIS repose quant à lui à la Nécropole Nationale de Saint Thomas en Argonne, à la tombe 3239.

Léon Eouard PELLIN


Léon Edouard PELLIN (Sosa 14), était le grand-père maternel de ma mère.

Il nait en Normandie, à Cricqueville en Bessin (14) le 24/08/1878. Comme beaucoup d’autres à cette époque, il est paysan (cultivateur). Il épouse Marguerite Céline Désirée MARIE originaire d’une commune voisine en 1910 à Grandcamp les Bains (14). Ils auront 2 filles : Denise, ma grand-mère, en 1911 et sa sœur Juliette en 1913. Elles non plus ne connaîtront pas beaucoup leur père avant qu’il parte à la guerre l’année suivante.



Contrairement à Laurent DIRIS, je n’ai pas de photo de Léon PELLIN. Cependant, sa fiche matricule m’apprend qu’il mesure 1,58m, qu’il a les yeux bruns, les sourcils noirs (les cheveux aussi je suppose, car ce n’est pas précisé ? ), le nez aquilin et le visage ovale.




Il rejoint le 129ème Régiment d’Infanterie à la Mobilisation, puis passe au 24ème Régiment d’Infanterie le 11 février 1915. Il sera blessé à l’ennemi et décèdera des suites de ses blessures le 10 juin 1915 à Paris, à l’Hôpital de l’Ecole Polytechnique.












Je n’ai pas encore reconstitué le parcours de mon aïeul durant cette année de guerre. Ne sachant pas quand il a été blessé, je ne sais pas exactement à quelle campagne il a pris part.
Tout ce que je sais, c’est que durant l’année 1915, le 24ème RI opèrera d’abord dans le secteur de Berry au Lac (02), puis à partir du mois de mai,  partira en Artois pour la région d’Arras. Là, le régiment relèvera le 158ème RI dans le secteur d’Aix-Noulette (62), secteur terrible où la lutte constante à la grenade, le contact avec un ennemi acharné causeront des pertes exceptionnellement lourdes. C’est sans doute là que mon arrière-grand père sera mortellement blessé.

Sa veuve recevra une pension de veuve de guerre de 563 Fr. (source J.O 30/03/1916).

Je m'aperçois aujourd'hui que j'ignore totalement où il a été inhumé. Sans doute à Paris ? Il faudra que je recherche ce point un jour prochain.

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